Campagnes Brand Google Ads : indispensables, mais 7 sur 10 sont mal configurées (2026)

· 27 min de lecture · v1.0 Vérifié le 25 avril 2026 ·

Les campagnes brand Google Ads coûtent en moyenne 0,65€ par clic au premier trimestre 2026, contre 0,20€ il y a dix ans, une hausse que je mesure chaque mois sur 27 comptes. Pourtant, dans la quasi-totalité des comptes que j’observe, les campagnes de marques n’apportent aucune valeur ajoutée par rapport à un clic gratuit en Search Engine Optimization (SEO), faute d’une configuration adaptée.

TL;DR
  • Les annonceurs utilisent les campagnes de marque pour protéger leur trafic des concurrents, mais n’optimisent pas pour les besoins, les audiences des personnes recherchant leur marque.
  • Beaucoup d’annonceurs dépensent inutilement du budget pour protéger une marque qui n’est pas ciblée par les concurrents, ce qui pénalise l’acquisition pure.
  • Rediriger le trafic de marque sur la page d’accueil n’apporte aucune valeur ajoutée par rapport aux clics du référencement naturel. Il faut proposer des pages différentes et adaptées à chaque audience et à chaque besoin
  • La stratégie d’enchères Taux d’impression cible est sous-optimale par rapport au smart bidding.
  • Les liens annexes s’affichent moins d’une fois sur deux et ne sont pas fiables pour proposer plus de pages alternatives à l’internaute (étude chiffrée).
  • Les campagnes de marque sont essentielles pour pré-chauffer le ciblage smart bidding, surtout sur les secteurs avec peu de trafic intentioniste.
  • L’impact de la dégradation d’une campagne de marque se matérialise par un choc immédiat et une détérioration sur plusieurs semaines de l’ensemble de l’activité, surtout les nouveaux prospects (étude chiffrée).
  • Le référencement naturel seul ne peut pas protéger tout le trafic que peut obtenir une marque. Une campagne de marque sur Google Ads reste essentiel, même avec un petit budget.

A quoi doivent servir les campagnes Search de branding ?

Une campagne Search de branding poursuit en pratique 5 objectifs distincts, qui justifient son existence même quand le SEO couvre déjà les requêtes de marque :

À retenir
  • Protéger votre marque en affichant toujours un lien sponsorisé en première place avant d’éventuels concurrents qui enchérissent également sur votre marque.
  • Via les extensions de liens annexes, proposer plusieurs pages de destination à l’internaute sur la page de résultats Google afin d’aller plus rapidement vers une section du site qui répond à ses besoins. Par exemple, des catégories de produits en e-commerce, ou la page tarifs pour un SaaS.
  • Promouvoir un message publicitaire spécifique : offre spéciale, réassurance, preuve sociale, argument choc qu’un résultat en référencement naturel ne peut pas afficher.
  • Au sein de l’annonce, en changeant l’URL finale de destination, rediriger un trafic intéressé par votre marque sur une ou plusieurs pages alternatives à la page d’accueil du site.
  • Renforcer le smart bidding de Google Ads en fournissant des conversions faciles à faire de prospects idéaux que Google va apprendre à reconnaître et cibler sur les campagnes d’acquisition.

Cette combinaison d’objectifs n’est pas explicitement documentée par Google : la documentation officielle sur les campagnes Search reste générique sur les usages. Le cadre opérationnel détaillé est donc à construire côté annonceur. C’est aussi ce que rappelle Search Engine Land dans son analyse de l’incrémentalité paid+organic : sans intention claire, une campagne brand n’apporte que cannibalisation.

Le coût des clics de marque en Search (étude de 2024 à 2026)

Voici une étude interne pour vous donner une idée de combien nous payons les clics avec nos clients (panel de 27 à 30 comptes selon la période) :

Métrique20242025T1+ 2026
Coût total brand240 960 €281 021 €89 482 €
Clics brand294 400384 226137 502
Cost Per Click (CPC) moyen brand0,82 €0,73 €0,65 €

Source : étude interne sur 30 comptes anonymisés. Périmètre : toute campagne dont le nom contient « Brand » ou « Marque », tous canaux confondus. Devises non-EUR converties en EUR au taux moyen. Données extraites via l’API Google Ads, arrêtées au 23/04/2026.

La bonne nouvelle est que les coûts par clic de sa propre marque ne subissent pas la même inflation que celle sur les mots-clés génériques. Il est par ailleurs possible de les baisser fortement avec quelques optimisations que je présente dans le prochain article de cette série.

0,65€ par clics, cela peut sembler faible. Mais sachez que j’ai connu dans les années 2015-2020 des coûts par clic aux alentours des 0,20 € (voir même quelques centimes) et cela me fait mal de payer aussi cher des clics de marque en 2026. Surtout que rien ne justifie cette hausse des prix, car Google n’a proposé aucune innovation sur la question du trafic de marque.

A 20 centimes le clic, nos clients ne pinaillaient pas sur les campagnes de marque qui représentaient une petite fraction du budget publicitaire total. En 2026, c’est devenu un poste de dépense qu’il faut arbitrer.

Et malheureusement, de trop nombreux annonceurs dépensent du budget sur leur marque sans que cela ne leur apporte une quelconque valeur ajoutée.

Pourquoi vous avez raison de ne pas trop investir sur la marque – quand c’est mal fait

Une entreprise s’attend à diffuser son budget publicitaire en priorité sur des audiences qui ne connaissent pas la marque ou qui sont hésitantes à acheter sur son site. Il est donc normal qu’un décideur torde du nez lorsqu’il voit une part importante de son budget être dépensée sur sa marque, alors qu’un clic en référencement naturel ne lui coûte rien.

Cette intuition est partiellement validée par les études du marché. Selon une analyse Search Engine Land sur deux tests AB, environ 33% du trafic des annonces brand est cannibalisé du référencement naturel, et 67% reste incrémental. Une étude Google plus large avance même 88% d’incrémental, mais Google a un intérêt évident à défendre ce chiffre.

À retenir

Un décideur a raison d’être réticent à dépenser en branding. Surtout quand la campagne de marque ne fait symboliquement que tenir la porte d’entrée du magasin. Elle ne donne aucune indication au client sur où trouver facilement ce qu’il recherche, ni ne signale d’offre spéciale en cours.

Un prestataire Google Ads se justifie souvent ainsi lorsqu’on le lui fait remarquer : “je protège la marque des concurrents qui enchérissent sur votre marque”. C’est parfois vrai, mais souvent exagéré.

Quand protéger fortement la marque se justifie-t-il ?

À retenir

Une marque devient leader historique, ou populaire grâce à une exposition médiatique (presse, campagne TV, campagne YouTube, partenariats avec des vidéastes). À ce stade, elle crée sa propre demande au lieu de dépendre uniquement de la demande du marché exprimée par des requêtes génériques.

Par exemple, un internaute va taper “iPhone” et non pas “smartphone”, car l’iPhone n’est pas un smartphone comme les autres, c’est le smartphone iconique. Même chose pour des marques comme Carglass. Elles ne sont pas des produits, elles sont les produits.

Des entreprises avec une telle notoriété deviennent des cibles idéales pour les concurrents qui peuvent utiliser ce vivier d’internautes attiré par la marque leader, pour proposer une offre et un positionnement alternatif.

La réalité pour la majorité des entreprises est plus grise : elles sont ciblées par leurs concurrents plus par accident que par réelle volonté de capter leur trafic.

À retenir

C’est rarement intéressant de se positionner sur la marque d’un concurrent sur Google Ads : les clics sont bien plus cher que ceux sur les requêtes génériques exprimant des besoins du marché.

Exemple sur un marché pourtant ultra-concurrentiel :

  • Coût par clic sur “Meilleur CRM” : 19,98 €
  • Coût par clic sur “HubSpot” : 37,91 €

Source : Keyword Planner, Avril 2026

Cet écart entre coût d’un terme générique et d’une marque concurrente est confirmé par les benchmarks WordStream 2025, qui mesurent une variation similaire du CPC selon les industries.

Il est de plus difficile de faire changer d’avis un internaute sur le point d’acheter chez un concurrent. Il vaut mieux investir sur des personnes qui explorent les options du marché sans parti pris.

À retenir

Il est donc rare qu’un annonceur investisse beaucoup sur les mots-clés d’un concurrent si la demande du marché n’est déjà pas couverte par son budget publicitaire.

Mais les choses ont changé depuis quelques années :

  • Google pousse au pied de biche l’utilisation des campagnes Performance Max, des campagnes Search avec AI Max et des mots-clés larges, ce qui déclenche des impression sur les mots-clés des concurrents.
  • Sur de nombreuses industries, notamment pour les SaaS ou les métiers d’urgence (plomberie, serrurerie), les prix des clics sur des requêtes deviennent invraisemblables (50€ et plus) et il devient tentant de cibler les marques concurrentes, car elles sont plus abordables. Cette tendance n’est pas isolée : selon les benchmarks WordStream 2025, le coût par clic moyen Google Ads a augmenté pour 87% des industries, et pour les mots-clés SaaS WordStream rapporte des bids pouvant dépasser 100$.
TL;DR

Les annonceurs se ciblent maintenant les uns les autres, souvent sans le savoir. Vous devez donc investir fortement via votre campagne de marque quand l’analyse des enchères de Google Ads montre que d’autres concurrents sont présents sur votre marque.

Mais si les concurrents ne sont pas présents ou présents par accident, cet argument seul ne tient plus.

Comment savoir si un concurrent enchérit vraiment sur une marque sur Google Ads ?

Suivez cette procédure :

À retenir
  • Allez sur votre compte Google Ads, puis sélectionnez la campagne Search qui achète les mots-clés de votre marque.
  • Sélectionnez une plage de date d’au moins 7 jours.
  • Dans le menu “Insights et rapports”, cliquez sur “Insights sur les enchères”.
  • Vous obtenez la liste des annonceurs qui sont présents sur votre marque.

Fenêtre de l'Insights sur les enchères

Note importante : Si une campagne Search mélange des mots-clés de marque et des mots-clés génériques, il faut au préalable sélectionner le groupe d’annonces ne contenant QUE les mots-clés de marque. Si les mots-clés de marques sont mixés avec les mots-clés génériques dans un seul groupe d’annonces…alors il est temps de changer de prestataire !

Deux scénarios :

1) Vous êtes seul sur votre marque

Si dans la section “Insights et rapports” vous ne voyez que votre marque, alors personne ne vous cible. C’est logique pour une petite entreprise ou une marque peu connue.

TL;DR

Si aucun concurrent ne cible votre marque, acheter votre trafic de marque sans faire la configuration que je vais vous donner est une perte d’argent. Votre trafic de marque est déjà couvert par le SEO pour 0€ par mois.

2) Vous n’êtes pas seul sur votre marque

Si vous voyez d’autres annonceurs présents, il faut regarder à quel point vous êtes ciblé et le niveau de protection de votre marque :

  • Le taux d’impression représente le pourcentage de fois où un concurrent enchérit sur vos mots-clés de marque. Si le taux d’impression d’un concurrent est supérieur à 30%, alors cela devient pertinent de protéger votre marque.
  • Le taux d’impression tout en haut de page représente le pourcentage de fois où votre concurrent arrive à être en toute première position sur Google (donc : avant vous). Si le taux d’impression tout en haut de page d’un concurrent est supérieur à 25%, cela veut dire que :
  1. Votre concurrent est prêt à enchérir très cher pour avoir votre trafic, ce qui indique c’est sans doute rentable pour lui.
  2. Vous n’enchérissez pas assez pour être positionné avant lui dans les résultats.

Le cas du ciblage involontaire

À retenir

Des concurrents peuvent apparaître, souvent avec des taux d’impression à 15% ou < 10%. Le ciblage de votre marque est alors involontaire. Ce sont sûrement les mots-clés larges et les campagnes Performance Max de vos concurrents qui enchérissent automatiquement sur vous.

Dans ce cas : contactez de manière cordiale les acteurs concernés, signalez-leur qu’ils sont positionnés sur votre marque et que cela n’est probablement pas rentable pour eux. Proposez-leur d’exclure votre marque de leurs comptes et indiquez-leur que vous allez faire de même chez vous.

Tout le monde est gagnant. Enfin, sauf Google, bien évidemment…

Le cas du ciblage volontaire

À retenir

Il est parfaitement légal, en France comme en Europe, de se positionner sur une marque concurrente, tant que le nom de cette marque n’est pas cité dans l’annonce ou ne joue pas sur la confusion.

L’utilisation d’une marque comme mot-clé constitue une atteinte à la fonction d’origine uniquement si l’annonce ne permet pas à l’internaute normalement informé et raisonnablement attentif de déterminer si les produits/services proviennent du titulaire de la marque ou d’un tiers.

Source : CJUE, 22 septembre 2011, C-323/09 – Interflora v. Marks & Spencer

Il n’est donc pas possible de forcer une entreprise à cesser de cibler une marque concurrente si celle-ci respecte la loi. Il faut donc se résoudre à acheter le trafic de sa propre marque pour éviter qu’un concurrent ne ponctionne trop de votre trafic légitime.

Pourquoi il ne faut-il pas payer les clics vers sa page d’accueil avec une campagne de marque ?

À retenir

Les annonceurs qui se contentent d’acheter leur trafic de marque et de renvoyer sur la page d’accueil jettent de l’argent par la fenêtre.

Dans la majorité des audits que nous avons réalisé, la structure des campagnes de marque est toujours proche de celle-ci :

  • Un seul groupe d’annonces,
  • Des mots-clés de marque en expression ou en exact,
  • Une annonce qui pointe vers la page d’accueil.

C’est tout.

Cette configuration paresseuse n’apporte aucune valeur ajoutée à l’entreprise, alors que nous parlons ici de clics achetés et non gratuits. C’est quand même un investissement d’au moins 10000€ par an en moyenne chez nos clients.

  • Valeur ajoutée pour l’internaute : zéro, il accède à la page d’accueil du site, comme il l’aurait fait en cliquant sur le résultat de votre marque en référencement naturel. L’excuse du “oui mais la publicité est différente, on répète notre offre” est insuffisante pour justifier 0,60€ x 100+ clics par jour.
  • Valeur ajoutée pour l’annonceur : pas de page optimisée pour présenter l’offre de manière claire, concise, sans les contraintes liées à l’optimisation du SEO. Aucun gain en taux de conversion et donc en chiffre d’affaires associé.

L’écart de performance entre une page d’accueil et une landing page dédiée est massif : Unbounce mesure un taux de conversion médian de 6,6% sur les landing pages dédiées (étude sur 41 000 pages et 464 millions de visiteurs), contre 2 à 3 fois moins sur une page d’accueil généraliste. Détails et application concrète au trafic de marque dans le second article de cette série.

Pourquoi les fonctionnalités de Google Ads ne suffisent pas à rentabiliser correctement les campagnes de marque

Faisons un tour d’horizon des options que Google Ads nous offre pour proposer de la valeur ajoutée à l’internaute au travers du trafic d’une campagne de marque.

Les liens annexes : les faux amis

Lorsqu’un internaute recherche une marque sur Google, si la campagne de marque a bien été configurée, il est possible d’obtenir jusqu’à 7 liens cliquables. L’URL de destination prévue dans l’annonce + 6 autres pages de votre site. L’encart dans les résultats de recherche peut être vraiment massif.

Exemple de sitelinks Google ads

Ces 6 autres pages proposées sont des composants d’annonces de type “Liens annexes”. Vous définissez pour chacun un lien et deux lignes de description.

TL;DR

Voici les liens annexes recommandés par type de business :

Pour les sites e-commerce :

  • Les catégories de produits,
  • La page avis clients,
  • La page livraison et politique de retour,
  • Les guides d’achats.

Pour des sites de services :

  • Les catégories de services,
  • Les pages individuelles de services,
  • Les pages de services par localité,
  • La page avis clients,
  • La page tarifs.

C’est ensuite Google qui choisit quels liens annexes vont être affichés. Et c’est une mauvaise nouvelle, pour trois raisons :

  1. On ne peut pas forcer l’affichage des liens les plus pertinents sur une requête précise. Parfois il vise juste. Parfois.
  2. On ne contrôle pas l’ordre d’affichage des liens. On peut se retrouver avec deux liens moins pertinents en premier qui vont pousser trop bas d’autres liens importants.
  3. On n’est même pas certains que Google affiche des liens annexes, tout simplement. Il peut y en avoir 6, 4, 3, voir deux. Et il n’est pas rare d’avoir zéro liens annexes, tandis qu’un concurrent peut se retrouver avec 4 liens annexes.
À retenir

Le nombre de liens sitelinks est fortement corrélé à votre position sur la page de résultat. Plus vous êtes haut dans les résultats sponsorisés, plus vous allez avoir de liens affichés. Plus vous essayez d’économiser sur le coût par clic, plus vous baisser l’affichage des sitelinks. Cela pousse naturellement à payer ses clics toujours plus cher.

Et ça, ce serait entendable si seulement Google affichait à chaque fois les sitelinks…

Les internautes cliquent moins d’une fois sur deux sur des liens annexes (étude)

À titre de comparaison externe, WordStream rapporte qu’une annonce en première position avec sitelinks affichés atteint 46,9% de Click-Through Rate (CTR). Notre étude affine ce chiffre par industrie.

Voici une méta-analyse du taux d’affichage des liens annexes (sitelinks) par types d’industries : CTR = taux de clics sur l’annonce

CatégorieCTR brand min.CTR brand max.CTR brand médian
B2B16%58%40%
B2C services19%52%28%
E-commerce41%69%55%

Source : étude interne sur 27 comptes Google Ads anonymisés, données extraites via l’API Google Ads, all-time, sur 97 095 291 d’impressions sitelinks. Les impressions sont dédupliquées au niveau de l’impression d’annonce, même lorsque plusieurs sitelinks sont affichés simultanément.

Même quand Google les affiche, les sitelinks ne sont cliqués que dans 28 à 55% des cas selon le secteur. Ils ne suffisent donc pas à eux seuls à diriger l’internaute vers la bonne page.

Conclusion : oui, les liens annexes sont utiles, mais si on se limite à eux pour renforcer le parcours client, ce n’est pas suffisant.

Le contenu de l’annonce : du CTR en plus, mais un impact limité sur la conversion

En référencement naturel (SEO), les mots-clés principaux du site sont ajoutés dans la balise <title> et la description doit présenter la marque elle-même. Si l’on change ces balises pour mettre en avant une offre spéciale temporaire, c’est risquer une dégradation de son positionnement.

À retenir

Il est plus judicieux de profiter de ces annonces Google Search que vous payez pour vous en servir comme panneaux publicitaires où le contenu peut être changé régulièrement.

Voici ce que vous pouvez citer dans les annonces de campagnes de marque :

  1. Les offres spéciales : par exemple la réduction maximale pour un Black Friday (en plus du composant d’annonces “Promotions”, bien sûr).
  2. Les éléments de réassurance de la marque : par exemple, satisfait ou remboursé, garantie à vie.
  3. Résolution des objections classiques des prospects : “Pas de X”, “Retour si Y”, “Moins cher que alternative Z”.

C’est bien de mettre en avant des offres et des titres plus agressifs, mais :

  • La majorité des annonceurs envoient leur trafic de marque sur la page d’accueil qui ne met pas toujours en valeur les offres et les promesses exprimées dans la publicité. Cela crée une discontinuité entre ce que l’internaute vient tout juste de lire dans l’annonce et la première page du site visitée par l’internaute.
  • Les internautes ont une mémoire de poisson rouge et il faut aussi parier sur le fait qu’ils lisent l’annonce au complet.
  • L’internaute peut avoir conscience qu’il a accès à une offre spéciale. Mais une fois sur la page d’accueil, il faut qu’il trouve où en bénéficier : menus, bonne page, section promos, code à entrer dans le panier, etc.

Bénéfice indéniable de bien travailler ses annonces de marque : une accroche bien percutante peut faire monter en flèche votre CTR (taux de clic sur l’annonce), qui est l’une des composantes pour faire baisser le prix au clic.

Conclusion : changer le copywriting de l’annonce est utile, mais ce n’a pas un fort impact sur la rentabilité des campagnes de marque.

Pourquoi la page d’accueil est l’ennemie du taux de conversion pour les audiences qui connaissent déjà votre site ?

Avertissement

La page d’accueil a un rôle de “portail” pour présenter votre marque, vos offres et vos produits. A moins d’avoir un site mono-page, il est rare qu’elle suffise à convertir seule. Elle doit “faire la passe” à d’autres pages spécialisées sur un sujet.

Trois limites avec la page d’accueil :

  • Première limite : elle défend tous les services et produits simultanément. Elle dilue donc l’attention et la possibilité pour une marque de mettre en avant le bon produit/service, avec le bon message et plus d’espace pour dérouler les arguments. Ce qui induit une baisse du taux de conversion et donc de la rentabilité des publicités. Si vous ne trouvez pas vous même en trois secondes une information sur votre propre site, n’espérez pas qu’un visiteur la trouve en 10 secondes. Il sera d’ailleurs sûrement déjà parti.

  • Seconde limite : la page d’accueil est politique. Au sens de la perception extérieure de la marque : elle doit s’adresser à tout le monde, à ceux qui vous connaissent, comme à ceux qui ne vous connaissent pas. Elle est aussi politique au sens interne. Le patron l’adore. Le service communication y a mis sa meilleure punchline pour “créer un univers de marque”. La graphiste a passé 4 jours à décider que le bloc de droite devait être bleu canard et non bleu pintade. Trop modifier cette page pour la publicité va provoquer des lourdeurs en interne. Si vous êtes consultant, ou au service marketing, vous avez sans doute déjà conscience que c’est un terrain miné et que vous aboutirez souvent à un consensus mou qui ne satisfera personne.

  • Troisième limite : toutes les audiences n’ont pas besoin de la même page d’accueil :

Un internaute qui connaît déjà une marque n’a pas besoin de relire la proposition de valeur ou l’histoire de la société : il les connaît déjà. Il a par contre besoin de revenir là où il était dans son parcours d’achat et de trouver le contenu susceptible de le faire convertir cette fois-ci ou de racheter sans friction.

Un internaute qui ne connaît pas la marque mais qui est considéré comme “très chaud” par Google (nombre important de recherches au préalable, historique YouTube, visite de sites concurrents…) aura moins de patience que vous ne le pensez. Il est pressé. Votre site sera sans doute le 4ème qu’il visite entre deux stations de métro ou une fourchette à la main. Vous êtes déjà la 4ème offre qu’il considère déjà. Une page d’accueil “lisse” sera un rebutoire, tandis qu’une page consciemment allégée du superflus pour se concentrer sur les meilleures arguments, les offres et les promotions qui l’intéresseront auront plus de chances de le convaincre d’acheter chez vous.

TL;DR

Ma recommandation est de prévoir des pages spécifiques et personnalisées pour tous les types d’audiences afin de rentabiliser un maximum les campagnes de marque. Je détaille dans mon article sur les optimisations des campagnes de marque comment faire un système complet adapté à chaque type de prospect.

Pourquoi les campagnes de marque sont-elles essentielles pour pré-chauffer l’algorithme de Google ?

Les ventes ou leads réalisés via des campagnes de marque sont les moins cher que l’on peut faire sur tout un compte. Si une marque est déjà établie, il faut le faire exprès pour ne pas convertir via une campagne de marque Search. Et si c’est le cas : votre problème n’est pas au niveau de Google Ads, mais de votre offre.

Avertissement

Google Ads est une régie particulière. Contrairement à Meta Ads ou LinkedIn Ads, elle est encore incapable en 2026 de trouver toute seule une audience précise. Il faut lui envoyer des signaux de conversion qui lui donnent une idée de votre cible idéale. On ne peut pas, comme LinkedIn Ads, demander à Google de cibler “les DRH d’entreprises de plus de 100 salariés” au jour 1.

L’essentiel de l’écosystème Google repose (encore) sur le trafic intentioniste : les internautes ont un besoin, ils l’expriment par une requête sur Google, comme “logiciel SIRH”. Et Google nous donne une chance d’apparaître à ce moment.

En B2C, quand la demande est tellement forte et sans ambiguité, comme “achat panneaux solaires”, ce n’est pas compliqué de faire du lead. Mais quand tout un business repose sur le ciblage d’une fraction d’une audience, par exemple l’achat de panneaux solaires pour des entreprises, Google n’a plus aucune idée de comment adresser cette section d’audience.

À retenir

Il faut envoyer à Google Ads un maximum de conversions de vos prospects idéaux afin qu’il soit capable de chercher des prospects similaires dans les autres campagnes.

C’est là où rentre en jeu la campagne de marque.

TL;DR

Une campagne de marque obtient du trafic pour pas cher d’une audience qui est déjà dans la cible, puisqu’elle vous connaît et consacre de son précieux temps sur se renseigner sur vos produits et services. Le plus dur est déjà fait. En envoyant des conversions via le tracking Google Ads à chaque formulaire de contact ou achat effectué, on envoie un échantillon représentatif des prospects à cibler sur des mots-clés génériques.

Dans des industries comme le SaaS ou le B2B High Ticket, le prix des clics est devenu tellement prohibitif. Les volumes de recherche se sont aussi réduits à cause des Large Language Model (LLM, comme Chat GPT). Résultat : il est devenu impossible de performer sans avoir préchauffé votre compte Google Ads avec votre campagne de marque.

Ce phénomène est documenté par Search Engine Land sur 13 mois de données. Les recherches sans clic atteignent désormais 69% des requêtes selon Similarweb. Le trafic référé par les LLM a crû de 80% sur le second semestre 2025.

Mais attention à la lecture rapide. Une autre étude Search Engine Land montre que ce trafic LLM convertit moins bien que le trafic organique Google. Chaque visite Google qui reste devient donc encore plus précieuse et plus disputée.

Cas d’étude d’une spécialisation d’audience via la marque

En 2022, nous reprenons la gestion d’un compte dans le BTP qui vend du bêton pour les bardages, mais uniquement pour les architectes et les entreprises de pose. Cela représente donc un segment de marché infime dans la masse de particuliers qui veulent faire des bardages pour leur maison. Ce client avait un problème inévitable sans appliquer consciemment la logique que je vous ai présenté plus haut : trop de particuliers contactaient le service commercial.

À retenir

Nous avons profité de son trafic de marque pour “réinitialiser” l’apprentissage de son compte Google Ads tout en bloquant les soumissions de formulaires pour les particuliers. En un mois, nous sommes passés d’un taux de professionnel de 30% à 100%

Google Ads, au fil des mois, a totalement arrêté de cibler les particuliers. Il a compris où chercher.

C’est un exemple parmi d’autres de la puissance d’une campagne de marque pour muscler l’acquisition sur Google Ads. Investir sur ce type de campagne est indispensable dès que l’audience cible n’est pas évidente. En 2026, utiliser le smart bidding (les enchères “intelligentes”) est devenu la norme. C’est la qualité de la donnée que nous lui envoyons qui fait la différence. D’un côté, un compte qui cartonne en un mois. De l’autre, un compte qui doit être arrêté dans 6 mois faute de rentabilité.

Pour démarrer un compte où le marché est complexe, il n’est pas rare que nous commencions par dépenser 75% du budget en marque et seulement 25% en acquisition, avant d’équilibrer progressivement. Le retard sur l’acquisition que nous prenons au début se rattrape sur les prochains mois et cela débloque souvent des comptes qui n’arrivent pas à décoller autrement.

Synthèse : faut-il vraiment lancer une campagne de marque ?

Pour décider en pratique de l’effort à mettre sur une campagne de marque, deux conditions couvrent à elles seules 95 % des cas. Voici l’arbre de décision que j’utilise lorsque je récupère un nouveau compte :

Diagram with 5 nodes and 4 connections Concurrent IS > 30 % ? → Brand indispensable → Audience cible nichée ? → Brand pour Smart Bidding → SEO suffit, pas de brand Oui Non Oui Non Concurrent IS > 30 % ? Brand indispensable Audience cible nichée ? Brand pour Smart Bidding SEO suffit, pas de brand
Arbre de décision pour lancer ou non une campagne de marque sur Google Ads. IS = Impression Share affiché dans les Insights sur les enchères. Audience cible nichée = sous-segment difficile à cibler sans signaux de conversion (B2B, niche professionnelle, géographie restreinte). Source : audits sur 27 comptes Google Ads (2024-2026).

Les deux verdicts à droite (Smart Bidding et SEO suffisant) supposent que vous avez vérifié les Insights sur les enchères et confirmé qu’aucun concurrent n’occupe durablement plus de 30 % de votre taux d’impression brand.

Quelles sont les deux stratégies d’enchères viables pour les campagnes de marque sur Google Ads ?

Il y a deux stratégies d’enchères adaptées pour les campagnes Search de marque, avec chacune ses forces et ses faiblesses : le taux d’impression cible et maximiser les conversions ou la valeur de conversion.

Taux d’impression cible

À retenir

Avec la stratégie d’enchère Taux d’impression cible, l’annonceur demande à Google Ads un pourcentage de taux d’impression à une position souhaitée (95% tout en haut de page par exemple) pour un coût par clic maximal.

Certains annonceurs utilisent la stratégie d’enchères CPC manuel, mais c’est la même logique : c’est un pari sur le prix du marché. À noter que cette stratégie est explicitement classée comme bidding automatique et non comme smart bidding par Google (analyse Search Engine Land), ce qui explique pourquoi elle ignore les bid adjustments par audience ou localisation.

Avantages :

  • Vous couvrez tous les clics potentiels, tant que le budget suffit.
  • Vous arbitrez avec coût par clic pour être plus agressif face à des concurrents gourmands, ou conservateurs pour faire baisser le CPC moyen et trouver un “sweet point” entre être présent tout le temps et ne pas engraisser Google inutilement.

Désavantages :

  • Vous affichez une annonce à tous les internautes, indépendemment de leur intérêt pour votre marque : curieux ou futur client prêt à acheter, ils sont à enchères égales.
  • Vous pouvez être dépassé par un concurrent qui se met à enchérir plus fort. Sur une période comme un Black Friday, ça peut faire très mal.
À retenir

Le taux d’impression cible est la stratégie d’enchère choisie par l’immense majorité des annonceurs. Elle est simple, elle fait le travail, mais elle manque de subtilité et de valorisation des meilleurs clics.

Je n’utilise plus le taux d’impression cible sur les campagnes de marque, mais uniquement du smart bidding. Mon raisonnement est le suivant : dans un marché où le clic devient de plus en plus cher et où les budgets disponibles se réduisent, je ne veux plus payer pour tous les clics que l’organique pourrait avoir gratuitement. Je veux acheter les clics de prospects chauds qui ont trop de valeur pour être laissés aux concurrents.

Les stratégies d’enchères en smart bidding

Maximiser les conversions avec Cost Per Acquisition (CPA) cible et Maximiser la valeur de conversion avec Return On Ad Spend (ROAS) cible sont deux stratégies d’enchères intéressantes pour une campagne de marque. Le détail technique de chaque stratégie smart bidding est documenté dans le guide Smart Bidding de Search Engine Land.

Concrètement, on dit à Google : je veux privilégier les impressions sur les meilleurs prospects potentiels.

Avantages :

  • Vous ne prenez plus tous les clics, mais ceux qu’il ne faut surtout pas laisser à la concurrence.
  • Vous pouvez baisser le coût des campagnes de marque sans baisser, voir même en augmentant la valeur de conversion générée.
  • Le smart bidding de la campagne marque aide le smart bidding des campagnes d’acquisition, comme je l’ai expliqué plus haut.

Désavantages :

  • Les clics peuvent être plus cher.
  • Il faut que Google apprenne à bien cibler ces “meilleurs clics”, via un historique de conversions déjà un minimum établi, ce qui rend cette option peu recommandée au lancement d’un compte.
  • Il faut arbitrer le CPA cible (ou le ROAS cible) régulièrement. Trop haut, vous allez surpayer les clics. Trop bas, vous allez sous-diffuser et laisser le champ libre à vos concurrents. Ce n’est pas fait pour des annonceurs qui ne veulent toucher le compte qu’une fois par mois.

Dans mon article sur les optimisations, je détaille une troisième solution, qui prend les avantages du taux d’impression cible et y ajoute la finesse de diffusion du smart bidding.

Faut-il laisser la gestion du trafic de marque à une campagne Performance Max ?

Performance Max est un type de campagne “tout-en-un” qui permet de diffuser des annonces sur tous ses canaux : Search, Shopping, Google Maps, Display, DemandGen (comprenant YouTube, le réseau Discover et Gmail).

À retenir

Une campagne Performance Max une boîte noire dont le succès dépend entièrement du volume et de la qualité des signaux de conversions que vous allez lui envoyer. L’adage “garbage in, garbage out” s’applique mieux à Performance Max qu’à n’importe quelle campagne sur Google Ads.

  • Si votre compte Google Ads a un bon historique de conversions ET que votre tracking remonte uniquement les ventes/prospects qualifiés, les campagnes Performance Max permettent d’étendre un compte facilement. Comptez jusqu’à 6 semaines d’apprentissage pour performer aussi bien voir mieux que le Search.
  • Si votre tracking est peu fiable, ou si vous faites peu de ventes ou de soumissions de formulaires, votre campagne Performance Max dépensera votre budget sur des placements de mauvaise qualité. Elle sera incapable de savoir où chercher.

Le problème : c’est que la majorité des annonceurs (hors e-commerce) ont rarement les pré-requis pour être dans le premier scénario (bon tracking + historique de conversion).

Comme les campagnes Performance Max ont besoin d’énormément de conversions pour performer, elles adorent diffuser sur la marque pour faire des conversions faciles. Pour apprendre, certes, mais surtout pour faire en sorte de présenter de bons chiffres à l’annonceur en toutes circonstances.

Ce comportement est documenté en détail dans l’article de Search Engine Land sur les exclusions brand pour Performance Max, qui montre que PMax priorise les requêtes brand pour gonfler son ROAS apparent. Les recommandations 2026 de Search Engine Land confirment cette approche d’exclusion. Google a fini par publier des contrôles brand natifs dans Google Ads, reconnaissant implicitement ce besoin de séparation.

Certains annonceurs aiment déléguer à une campagne Performance Max gérer leur trafic de marque, en pariant que Google va faire ce travail de renvoi d’une personne cherchant la marque vers la page du site la plus pertinente pour lui. Et aussi, enchérir plus sur les clics prioritaires.

TL;DR

Pour une majorité de comptes qui n’ont pas de gros budgets et un tracking parfaitement configuré, autoriser une campagne Performance Max à gérer son trafic de marque, c’est laisser Google faire les choses à moitié. La campagne Performance Max fait tout, moyennement. Et “faire moyennement” en 2026 quand les prix des coûts par clic flambent et que la demande se raréfie, ce n’est plus suffisant.

Je suis bien sûr d’une chose : sur Google Ads, il vaut mieux toujours garder le contrôle. Quand une campagne tousse, c’est tout le compte qui se mouche. Automatiser a du sens quand un compte devient tellement tentaculaire qu’il est alors impossible humainement de couvrir toute la demande avec des campagnes ou des groupes d’annonces spécialisés.

Les annonceurs dépensent entre 2000€ et 10000€/mois de budget publicitaire chez nous, hors gros comptes. À ces niveaux de dépenses, une gestion 100% humaine du compte est préférable. La gestion hasardeuse d’un algorithme pensé pour faire dépenser avant de performer fait perdre du budget.

L’optimisation d’une campagne de marque en Search est la victoire facile que n’importe quel consultant rigoureux peut obtenir, car le marché ne sait toujours pas exploiter ces campagnes de marque en 2026.

Conclusion : je recommande donc d’exclure la marque des campagnes Performance Max et de faire le travail soi-même.

Ce qu’il se passe quand une campagne de marque s’effondre (cas d’étude)

En mars 2025, en reprenant un compte, nous avons constaté qu’il venait de perdre 91% de son volume de clics brand en une seule semaine. Pas progressivement, mais en 5 à 7 jours. C’est en remontant l’historique sur les 10 mois précédents que nous avons découvert l’ampleur du problème : ce compte avait subi plusieurs chocs successifs depuis mai 2024, sans jamais s’en remettre complètement.

Cause : un concurrent agressif combiné à plusieurs transitions de campagne mal gérées.

Ce qui est frappant : le trafic global du compte n’a quasiment pas bougé ; 60% de ce trafic vient des connexions directes et des utilisateurs existants. L’effondrement ne touche qu’une audience précise : les nouveaux prospects en phase de considération, ceux qui cherchent explicitement la marque après une exposition publicitaire ou un bouche-à-oreille. C’est le trafic le plus précieux, celui qui ne reviendra pas sans publicité.

Les données mensuelles masquent ce qui s’est passé réellement. Voici la chronologie hebdomadaire des moments critiques :

SemaineIndice clicsÉvénementImpact immédiat (CA nouveaux clients)
S19 2024100Référence normale
S21 202421Arrêt brutal de campagne−79% en une semaine
S26 202428Relancement avec nouveau budgetPartiel — ne récupère pas le niveau initial
S31 202437Transition non couverte−48% supplémentaires
S43–S44 202449–73Transitions de campagne successivesInstabilité chronique
S12 20255Quasi-disparition−91% vs référence

Indice 100 = semaine de référence (pic annuel). Les semaines S22–S25 et S13–S14 sont omises car stables, même à un niveau très bas.

Chaque chute dans la campagne de marque a impacté très concrètement le business. Le compte n’a jamais retrouvé son niveau de référence entre les crises successives. Et à chaque transition mal couverte (changement de stratégie d’enchères, passage CPA → ROAS, fin de campagne sans relais immédiat) une nouvelle chute se produit.

À retenir

L’Impression Share brand chute de 20 à 30 points en période de crise. Le volume de clics est alors divisé par 4 à 10. L’impact sur les nouvelles inscriptions se mesure en dizaines à centaines de prospects qualifiés manqués par semaine de perturbation, selon le volume habituel du compte.

TL;DR

Le référencement naturel ne prend pas le relais si votre campagne de marque sur Google Ads faiblit. Il couvre le trafic des utilisateurs qui vous connaissent déjà et qui tapent votre URL directement. Il ne rattrape pas les prospects qui cherchent votre marque pour la première fois après avoir vu une publicité ou entendu parler de vous. Si vous ne captez plus ce trafic-là via l’ads, votre marque perd en acquisition pure.

Cette dépendance entre paid brand et organic est documentée dans un cas Hewlett-Packard analysé par Search Engine Land : quand HP a coupé son SEM, l’organic n’a récupéré que 36% du trafic au lieu des 46% attendus. Le manque à gagner ne se voit pas tout de suite, mais il finit par se matérialiser sur la durée, exactement comme dans le cas client présenté ci-dessus.

Comment configurer correctement une campagne de marque ?

Créer une campagne de marque, ce n’est pas mettre le mot-clé de la marque en expression dans un ad group avec une seule annonce et taux d’impression cible comme stratégie d’enchères.

Il y a beaucoup plus à faire. L’optimisation d’une campagne de marque peut paradoxalement être le quick-win le plus profitable de toute une prestation Google Ads. Sur les 27 comptes que nous gérons, 4 à 6 heures de reconfiguration suffisent en moyenne. Le CPC brand baisse alors de 15 à 30%. Le taux de conversion sur les nouveaux prospects gagne en moyenne 20%. D’autant plus que les tendances Google Ads pour 2026 (WordStream) confirment que l’automatisation et l’IA vont continuer d’envahir tous les niveaux des campagnes, ce qui rend la maîtrise du trafic de marque encore plus critique.

TL;DR

Je vous recommande chaudement de lire mon article sur la mise en pratique avec le setup parfait d’une campagne de marque dans l’article suivant pour éviter toutes les erreurs que l’on a vu ensemble.

N’hésitez pas à partager en commentaires vos expériences concernant les campagnes de marque.

Arthur Cassarin-Grand

Je gère des campagnes Google Ads depuis 15 ans, et je documente ici mes découvertes, mes expériences, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je parle aussi de développement d'outils et d'automatisation : vibe-coding, LLMs, images et vidéo.

Du concret, éprouvé en production.

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Faut-il toujours lancer une campagne de marque sur Google Ads ?
Pas nécessairement. Si aucun concurrent ne cible votre marque et que vous n'avez pas encore de conversions à envoyer au smart bidding, le SEO suffit. En revanche, dès qu'un concurrent dépasse 30% de taux d'impression sur vos mots-clés de marque, ou que vous avez besoin d'alimenter l'algorithme avec des signaux de conversion qualifiés, une campagne de marque devient indispensable, même avec un petit budget.
Quel est le CPC moyen d'une campagne brand Google Ads en 2026 ?
0,65€ au Q1 2026 selon notre étude sur 27 comptes, contre 0,86€ en 2024. En 2015-2020, ce même CPC était inférieur à 0,20€.
Combien coûte une campagne de marque Google Ads par mois ?
Sur notre panel de 27 comptes, la dépense brand moyenne représente X€/mois. Les petites marques dépensent moins de 500€/mois, les marques établies plusieurs milliers d'euros.
Le SEO peut-il remplacer une campagne de marque Google Ads ?
Pas entièrement. Notre cas d'étude montre qu'une IS brand qui chute de 20 à 30 points entraîne une baisse du volume de clics de 4 à 10x sur les nouvelles inscriptions, même quand le SEO est en place.
Quelle stratégie d'enchères utiliser pour une campagne brand Google Ads ?
Le smart bidding (CPA cible ou ROAS cible) surperforme le Taux d'impression cible sur les comptes avec un historique de conversions. Pour un compte récent, démarrer en CPC manuel puis basculer en CPA cible dès 30 conversions sur 30 jours, ou en ROAS cible dès 50 conversions sur 30 jours (seuils officiels Google).
Faut-il exclure la marque des campagnes Performance Max ?
Oui, dans tous les cas. Performance Max utilise le trafic de marque pour gonfler ses métriques sans apporter de valeur supplémentaire. Une campagne Search dédiée offre plus de contrôle et de rentabilité. La campagne Performance Max peut continuer faire du branding, mais sur les autres canaux (Display, YouTube, Discover, Gmail), c'est là où sa diffusion sur plusieurs canaux prend tout son sens.
À quelle fréquence Google affiche-t-il des sitelinks sur les campagnes de marque ?
Selon notre analyse de 97 millions d'impressions, le CTR médian des sitelinks brand est de 40% en B2B, 28% en B2C services, 55% en e-commerce. Quand les sitelinks sont affichés, les internautes cliquent dessus dans 28 à 55% des cas selon le secteur.
Est-il légal de se positionner sur la marque d'un concurrent sur Google Ads ?
Oui en France et en Europe, à condition que l'annonce ne permette pas de confusion sur l'origine des produits ou services (CJUE, C-323/09 – Interflora v. Marks & Spencer, 2011).

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