Après avoir analysé à quoi devraient vraiment servir les campagnes de marques (article à lire avant celui-ci), passons au concret. Sur les 86 comptes que j’ai audités depuis 2022, les gains les plus importants viennent toujours des mêmes trois optimisations : structure des groupes d’annonces, stratégie d’enchères et pages de destination dédiées.
La majorité de ces comptes audités ne sont pas ou plus clients aujourd’hui. Voici comment appliquer ces trois optimisations en quelques heures pour votre campagne de marque. Plus vous dépensez déjà sur Google Ads, plus les résultats sont rapides et significatifs.
Trois acronymes reviennent en boucle dans cet article : le Cost Per Click (CPC, coût par clic), le Cost Per Acquisition (CPA, coût par acquisition) et le Return On Ad Spend (ROAS, retour sur dépenses publicitaires). Ils désignent respectivement le prix payé pour un clic, le coût pour générer une conversion et le ratio chiffre d’affaires / dépenses publicitaires. La Search Engine Optimization (SEO, référencement naturel) et le Content Management System (CMS, système de gestion de contenu) seront aussi mentionnés.
- La stratégie d’enchères en portefeuille (CPA cible ou ROAS cible avec CPC max) surperforme le taux d’impression cible sur les campagnes brand (documentation Google Ads). Cas d’étude : CPC divisé par 3, de 0,64€ à 0,18€, sans perte de conversions.
- Commencer en CPC max 10 à 20% en dessous de votre CPC moyen actuel, puis baisser progressivement chaque semaine. Ne jamais modifier l’enchère cible plus d’une fois tous les 14 jours.
- Une annonce générique qui renvoie sur la page d’accueil tue les conversions. Un simple changement de CTA contextualisé par audience peut augmenter le taux de conversion de 202% (HubSpot).
- 53 comptes sur 86 audités ne traitent pas les requêtes spécifiques liées à la marque dans des groupes d’annonces séparés : c’est le quick-win le plus sous-estimé des campagnes de marque.
- Chaque besoin distinct (avis, prix, documentation, coupon, intégration) mérite son propre groupe d’annonces avec une annonce et une page dédiée.
- Chaque audience remarketing (visiteur 2+ pages, vue produit, panier abandonné) mérite son propre groupe d’annonces en mode ciblage (pas observation) — voir la documentation Google sur les audiences.
- Utiliser les mots-clés en expression sur les campagnes brand, pas en exact (trop restrictif) ni en large (risque de cibler les concurrents).
- La structure optimale d’une campagne brand : 1 besoin ou 1 audience = 1 groupe d’annonces + 1 annonce + 1 page. La maintenance est ensuite quasi-nulle.
- Deux méthodes accessibles pour personnaliser les pages sans refonte : duplication de pages CMS existantes + scripts JavaScript générés par IA et déclenchés par paramètres d’URL.
Comment la stratégie d’enchères en portefeuille pour les campagnes brand peut diviser le coût par clic par 3 (cas d’étude 0,64€ → 0,18€)
Mes tests sur plus d’une dizaine de comptes m’ont montré qu’après 30 jours, la stratégie d’enchères en portefeuille surperformait toutes les autres. Cela vaut aussi bien en CPA cible pour les services et le B2B qu’en ROAS cible pour l’e-commerce. La référence à battre est le taux d’impression cible, encore en 2026 la norme chez beaucoup d’annonceurs.
La stratégie en portefeuille combine les avantages du smart bidding et du taux d’impression cible, expliqués dans l’article précédent.
Avec une stratégie de portefeuille d’enchères vous pouvez :
- Définir un objectif de CPA cible ou de ROAS cible à respecter.
- Définir un coût par clic maximum à ne pas dépasser.
C’est le meilleur des deux mondes :
- Vous enchérissez en priorité sur les clics les plus importants à capter parmi toute la demande sur votre marque, en laissant le SEO prendre gratuitement le trafic froid ou curieux.
- Vous pouvez faire baisser le CPC maximum de semaine en semaine jusqu’à trouver le montant que Google est prêt à vous facturer pour être premier, sans payer plus que nécessaire.
Les résultats se voient rapidement :
- Vous allez dépenser beaucoup moins en marque, ce qui permet de débloquer du budget sur vos campagnes d’acquisition.
- Vous allez alimenter le smart bidding au niveau du compte.
- Vous gardez le contrôle sur les coûts par clic.

Voici le résultat observé sur un compte dont nous avons simplement changé la stratégie d’enchères (le reste de la structure était déjà bien faite) :
- Le nombre de clics est resté stable.
- Le nombre de conversions a augmenté de 12%.
- Le CPC est passé de 0,64€ à 0,18€.
- Tout le budget non utilisé sur la marque est allé renforcer l’acquisition.
- Nous avons fait le même chiffre d’affaires sur la marque, pour un budget divisé par 3.
Vous verrez, l’essayer c’est l’adopter !
Il y a un petit défaut à cette stratégie d’enchères. Si vous êtes prestataire de services, votre client va parfois vérifier par lui-même qu’une annonce apparaît sur sa marque. Ne la voyant pas, il vous demandera d’intervenir en urgence. C’est en réalité la preuve que la stratégie fonctionne : Google ne dépense pas le budget sur une personne hors cible qui cherche plusieurs fois la même requête sans jamais cliquer. Le problème n’est pas rationnel, c’est une question de FOMO et de mauvaise éducation au pilotage. C’est à vous d’expliquer le bien-fondé de cette stratégie, surtout en montrant les résultats améliorés grâce à ce changement sur le compte.
Comment mettre en place la stratégie d’enchères en portefeuille sur une campagne de marque

- Sur votre compte Google Ads, allez dans Outils > Budgets et enchères > Stratégies d’enchères.
- Cliquez sur le bouton bleu ”+” puis sélectionnez soit ROAS cible (pour l’e-commerce) soit CPA cible (leadgen B2B/B2C).
- Si vous êtes prestataire Google Ads, sélectionnez comme Propriétaire le compte de votre client et non votre MCC. Sinon, si le client vous retire l’accès au compte, sa stratégie de portefeuille d’enchères sera inutilisable.
- Sélectionnez les campagnes sur lesquelles vous voulez appliquer cette stratégie de portefeuille. Ici, votre ou vos campagnes de marque uniquement.
- Définissez un CPA cible ou un ROAS cible. Observez les performances de votre campagne sur les 30 derniers jours. En CPA, fixez une cible 10% supérieure à votre CPA actuel. En ROAS, fixez une cible 10% inférieure à votre ROAS actuel. C’est plus prudent : vous laissez à l’algorithme une marge de manœuvre au démarrage.
- Cliquez sur Options avancées, puis définissez votre CPC maximum dans Limite d’enchères maximale. Ma recommandation : descendez de 10 à 20% sous votre CPC moyen actuel.


Votre stratégie d’enchères en portefeuille est désormais appliquée.
Si vous avez déjà fait une stratégie d’enchères en portefeuille et que vous souhaitez de nouveau l’appliquer à une nouvelle campagne :
- Dans la liste des pages de votre compte, cochez votre campagne. N’allez surtout pas dans les paramètres de la campagne, car vous ne trouverez pas votre stratégie d’enchères en portefeuille !
- Cliquez sur Modifier, puis Modifier la stratégie d’enchères.
- Sélectionnez le type de votre stratégie d’enchères : CPA cible ou ROAS cible.
- Choisissez Utiliser une stratégie de portefeuille existante.
- Sélectionnez la campagne souhaitée.
- Faites appliquer.
Comment optimiser cette stratégie d’enchères en portefeuille sur la durée
Laissez au moins 14 jours à cette nouvelle stratégie pour vous apporter des résultats. Les premiers jours peuvent être chaotiques.
Ensuite :
- Assurez-vous que vous n’avez pas trop baissé le coût par clic maximum, surtout de manière brutale. Il vaut mieux baisser petit à petit chaque semaine que d’un seul coup. Google n’aime pas les changements brusques, surtout quand ça lui fait perdre de l’argent. Avec un CPC max trop bas, vous ne perdez pas que des clics : vous perdez surtout votre capacité à « sniper » les bons clics. Attention à ne pas être trop gourmand.
- Arbitrez votre cible d’enchère (CPA ou ROAS) pour que votre taux d’impression cible (Impression Share) soit au-dessus de 80% mais pas à 100%. 85-95% est le sweet point. Les 5% de 95 à 100% ne sont pas désirables : ce sont les clics que Google a décidé de surfacturer de manière excentrique.
- Cette stratégie fonctionne mieux quand vous avez déjà des conversions sur le compte. Les seuils officiels Google sont de 30 conversions sur 30 jours pour CPA cible et 50 pour ROAS cible. Sur un compte neuf, démarrez en Maximiser les clics avec un CPC max, puis basculez en portefeuille une fois ces seuils atteints. Maximiser les conversions (avec CPA cible optionnel) reste une excellente alternative documentée par Google si l’historique est plus mince. Sans ce signal, la stratégie en portefeuille risque de sous-diffuser.
- Ne modifiez pas l’enchère cible (CPA ou ROAS) plus d’une fois tous les 14 jours, et seulement si les données de la période précédente le justifient.
Maintenant que la stratégie d’enchères est en place, il faut s’assurer que chaque clic acheté convertisse au maximum. C’est là où la page de destination fait toute la différence.
Une page spécialisée peut augmenter le nombre de conversions de 45% en moyenne (étude)
Via le référencement naturel de votre marque, le prospect va arriver principalement sur votre page d’accueil. Il doit se débrouiller pour naviguer sur le site et trouver par lui-même les éléments qui vont le pousser à acheter ou à vous contacter.
Pourtant, seules 25% des marques délivrent une personnalisation que leurs clients reconnaissent et apprécient réellement. Celles qui y parviennent enregistrent 45% de conversions supplémentaires et 45% de valeur client lifetime en plus, selon une étude Deloitte Digital menée auprès de 500 entreprises B2C et 1 000 consommateurs en 2024. McKinsey arrive à un constat similaire dans son rapport Next in Personalization : les entreprises qui excellent en personnalisation génèrent 40% de revenus en plus, et 71% des consommateurs s’attendent désormais à une expérience personnalisée. Les pages de destination dédiées par audience ne sont qu’un des leviers de cette personnalisation. Mais c’est le plus accessible à mettre en place, et celui qui impacte directement le trafic déjà le mieux qualifié de votre compte : les clics de marque.
Pour donner un ordre de grandeur plus précis : le taux de conversion médian d’une landing page dédiée est de 6,6% tous secteurs confondus (source : Unbounce, Conversion Benchmark Report, analyse de 41 000 landing pages et 464 millions de visiteurs en 2024). Une page d’accueil généraliste sur le même trafic convertit généralement deux à trois fois moins (source : WordStream). Les benchmarks WordStream 2024 confirment l’écart en plaçant le taux de conversion moyen Search à 7,52% sur plus de 23 000 comptes. C’est énorme. Sur des campagnes de marque où les clics sont nombreux, peu coûteux et déjà chauds, l’impact sur le chiffre d’affaires se voit en quelques semaines.
Vous devez profiter du trafic de Google Ads pour renvoyer immédiatement vers une page qui présente un résumé actionnable et qui ne demande aucun effort à l’internaute. Vous empêchez l’internaute de se perdre sur le site et vous le guidez pas à pas vers l’action de conversion. Nous sommes tous ennemis du moindre effort, encore plus depuis que l’IA s’est invitée dans notre quotidien. En 2026, il faut se rapprocher de la logique de gamification des applications mobiles : une suite d’écrans fluide, une action à la fois, sans friction, jusqu’au paiement.
Parlez immédiatement de vos offres, de vos atouts, des raisons de ne pas acheter ailleurs. Inutile de lui dire des généralités. Allez droit au but.
Rappelez-vous ces chiffres :
- Un internaute se fait un avis sur votre site en 50 millisecondes (Lindgaard et al., Carleton University, 2006 — étude originale chez Taylor & Francis ou en accès libre sur ResearchGate). Une page qui fait « pavé de texte sur pavé de texte » avec un titre qui sonne creux ne pardonne pas : vous transformez l’enthousiasme en scepticisme. L’internaute peut se dire : « Ce site n’a pas l’air sérieux », « Je vais passer une heure à trouver ce que je cherche », « L’autre site était plus clair ».
- Le temps moyen passé sur une page web tient dans une fenêtre courte. La majorité des visiteurs quittent une page en moins d’une minute, et la probabilité de départ augmente fortement après 30 secondes (source : Nielsen Norman Group, analyse de 25 millions de pages vues). C’est peu. Si l’internaute passe 30 secondes à chercher votre formulaire de contact ou à se demander si le colis peut être distribué en point relais, il remettra sa décision à plus tard. C’est-à-dire : à jamais.
Continuons dans la mise en place des bonnes pratiques au niveau de Google Ads.
Comment facilement personnaliser les pages sur son site ?
Dans un monde idéal, je vous recommanderais de penser le besoin de chaque page, puis de la recréer de zéro pour toutes les audiences et tous les besoins identifiés autour de votre marque. Mais c’est un travail chronophage, qui suppose de bien connaître son CMS (Content Management System, système de gestion de contenu comme WordPress ou Shopify) ou d’avoir une agence web réactive et impliquée.
Dans une logique 20/80, je vous recommande donc deux types d’actions :
- La duplication de pages existantes et l’adaptation du contenu (titres, descriptions, accroches, position des informations).
- L’utilisation d’outils de personnalisation et des modifications en JavaScript qui se déclenchent grâce à des paramètres dans l’URL.
Si vous êtes prestataire de service ou éditeur SaaS :
Votre site vitrine se compose sans doute de pages techniquement simples s’appuyant sur des formulaires de contact. En 2026, je vous conseille vivement de migrer depuis votre CMS (Webflow, WordPress) vers des pages statiques en HTML développées par Claude Code ou Chat GPT Codex. Juste votre abonnement, coût d’hébergement zéro (hébergement sur Netlify), pas de maintenance à faire, sécurité maximale et performances web imbattables (il est facile d’avoir 100/100 en PageSpeed Insights, ce qui vous aidera à avoir des clics publicitaires moins cher).
En ayant la maîtrise de 100% du code, décliner des dizaines de pages devient un jeu d’enfant et quasiment gratuit. Claude sait reproduire un site entier au « pixel perfect » en quelques heures. Il faut certes repasser un derrière lui, mais en une journée c’est plié pour la majorité des sites qui ne sont pas en e-commerce. C’est un changement d’architecture que nous poussons chez tous nos clients : peu le regrettent. Beaucoup en profitent pour internaliser le site, pour le plus grand bonheur des équipes IT et marketing.
Si vous êtes aventureux, vous pouvez même automatiser ce processus de déclinaison et de testing avec des agents IA… je prévois un article dessus ;)
Revenons aux cas où vous ne pouvez pas vous passer d’un CMS, surtout si vous êtes dans l’e-commerce.
Les duplications de pages existantes
Si vous avez un CMS comme Shopify ou WordPress, choisissez une page modèle qui a un fort taux de conversion, puis dupliquez-la pour en faire une page indépendante.
Réfléchissez ensuite à comment personnaliser les éléments suivants en fonction de l’audience ou du besoin sur laquelle la page va être spécialisée :
- Le titre (H1) : reformuler le besoin du client et confirmer que vous répondez à ce besoin.
- Accroche : résumer la valeur ajoutée de votre produit/service, que va obtenir l’internaute à la fin. Le avant/après.
- Les visuels : mettre en valeur les produits les plus susceptibles de l’intéresser, ou un persona (visage/scène) susceptible d’aider votre cible à s’identifier.
- L’ordre des éléments : remonter les questions/réponses pour les visiteurs déjà connus, mettre en valeur certains blocs argumentaires.
- L’affichage des éléments : cacher certains blocs de textes inutiles dans la décision d’achat pour rendre la page plus digeste.
- Le rajout d’éléments : des informations destinées à une audience plus mature : intégration avec d’autres solutions, fonctionnalités plus avancées, vidéo de démonstration, packs produits, etc.
- Les libellés des boutons : transformer les “Nous contacter” en “Essayer immédiatement”, ou encore “Faire une démo” en “Essayer le module IA en 15 minutes”. Il faut être plus précis et engageant.
La crainte de nombreux clients est le coût en maintenance : oui, vous allez effectivement avoir 5-10 pages en plus à gérer.
Mais c’est OK en 2026, pour deux raisons :
- Les gains en CA que vous allez réaliser grâce à ces déclinaisons de page vont vous permettre de payer très largement quelqu’un pour faire les modifications sur votre site si besoin.
- En 2026, l’IA peut faire l’essentiel des modifications si vous la briefez bien. De nombreux modules sortent pour automatiser les mises à jour de nombreuses pages.
C’est le plus souvent une mauvaise excuse pour ne pas le faire.
Les scripts de personnalisation (JavaScript)
Vous pouvez complètement personnaliser des éléments de votre page avec du code côté client (JavaScript). En 2026, il suffit de demander à Claude d’ouvrir votre page, de lui préciser ce que vous voulez changer, puis de lui laisser vous proposer un code que vous pourrez coller directement dans votre page (via un bloc “Code” sur des CMS comme WordPress, ou via des balises HTML Google Tag Manager).
Vous n’avez plus besoin d’outils de personnalisation compliqués et chers pour faire ça si votre budget publicitaire ne dépasse pas 10k€/mois. Ce sont des centaines d’euros chaque mois en logiciel que vous pouvez mettre ailleurs (en publicité, idéalement). Laissez Claude ou Chat GPT vous donner la procédure de mise en place.
La partie la plus technique est de bien penser à rajouter des paramètres d’URLs spécifiques dans les groupes d’annonces Google Ads pour cette audience/ce besoin.
Dans votre annonce Google Ads, au lieu de mettre comme URL de destination seule, vous allez y ajouter un paramètre :
Demandez à Claude / Chat GPT que votre script de modification ne se lance que lorsque votre paramètre est présent dans l’adresse de la page. De cette manière le script ne se déclenche que pour une fraction des utilisateurs selon des règles marketing que vous pouvez définir.
Quels modifications réaliser dynamiquement sur la page ?
Je vous recommande comme modifications :
- Des bandeaux d’offres spéciales.
- Masquer/rajouter des éléments contextuels.
- Forcer l’ouverture du chatbot pour inciter à la prise de contact.
- Afficher un numéro de téléphone normalement masqué.
- Etc.
La pertinence du déclencheur fait toute la différence : un internaute qui arrive sur votre page via une annonce ciblant une audience précise mérite un message qui reconnaît cette intention.
Les bandeaux et popups se révèlent particulièrement efficaces.
- Les popups déclenchés au clic (par intention active de l’internaute, par exemple via un paramètre d’URL qui identifie l’audience) peuvent augmenter leur taux de conversion de 54,42%. C’est à comparer avec les taux de conversion de 3,94% des popups d’exit-intent et de 4,72% des popups au chargement de page (source : Wisepops, analyse de plus d’un milliard d’affichages en 2026). Plus c’est contextualisé, mieux c’est !
- Un bandeau avec compte à rebours peut augmenter les conversions d’environ 25,48% (Sleeknote, étude sur plus d’un milliard de vues).
- Les popups d’abandon de panier convertissent à 17,12% en moyenne (Optimonk).
- Les popups déclenchés après un engagement utilisateur (scroll, clic) performent 40% mieux que les popups affichés au chargement de la page (Popupsmart, benchmark 2025 sur 10 000+ campagnes).
Pourquoi faire un groupe d’annonces par besoin lié à la marque ?
Les internautes ne tapent pas uniquement le nom de votre marque. Ils y ajoutent souvent des compléments :
- [MARQUE] + avis,
- [MARQUE] + guide des tailles,
- [MARQUE] + documentation,
- Est-ce que [MARQUE] est compatible avec [AUTRE MARQUE],
- Intégration [MARQUE] et [MARQUE].
Si une campagne de marque se résume à un seul groupe d’annonces avec votre marque en exact ou en expression, vous proposez la même page de destination à tout le monde. Peu importe ce que l’internaute tape : tant que votre marque est dans la requête, il atterrit sur la même page.
C’est un axe d’optimisation sous-estimé, pourtant sans risque et sans effort important.
Sur 86 comptes audités, 53 ne traitaient pas les demandes spécifiques liées à la marque dans des ad groups séparés (étude interne, audits sur comptes LeadGen entre 2022 et 2026). Les annonceurs comptent beaucoup trop sur les liens annexes (sitelinks) pour faire ce dispatch du trafic. Or nous avons déjà vu que les liens annexes s’affichaient moins d’une fois sur deux.
Deux scénarios type qui montrent l’intérêt de l’optimisation de ce trafic de marque avec groupe d’annonce dédié
Scénario 1 : les coupons de promotion (e-commerce)
Requête : réduction + marque
Un internaute qui cherche un coupon de promotion pour votre marque a sans doute déjà un panier sur le site. Que font pourtant presque tous les annonceurs ? Ils affichent exactement la même annonce, avec les mêmes titres et descriptions. Surtout, ils l’emmènent sur la page d’accueil ou la page produit qu’il a forcément déjà vues et où il n’y a pas de coupon.
Il faut absolument afficher à cet internaute une page spéciale où l’on explique la livraison, les retours, et où on rend l’achat irrésistible : témoignages vidéos, offre à durée très limitée, upsell à coût réduit, pack à prix réduit.
Il ne manque qu’un petit rien pour que l’internaute achète, mais ce n’est pas à lui de le chercher. C’est à vous de le lui mettre sous le nez.
Autre exemple équivalent : Black Friday + marque
Ne comptez pas uniquement sur votre SEO pour servir la page que vous avez spécialement préparée pour cet événement. Utilisez vos annonces Google Ads pour envoyer autant de trafic que possible dessus. N’oubliez pas que les annonces Google Ads de vos concurrents seront toujours au-dessus de vos résultats organiques.
Scénario 2 : les recherches sur la documentation / compatibilité avec d’autres outils (SaaS)
Requêtes : documentation + [logiciel], intégration [logiciel A] + [logiciel B].
Un internaute à la recherche d’une documentation considère déjà votre outil dans sa shortlist. À quoi bon le renvoyer sur une page d’accueil ou la même page de demande de démo qu’il a boudée ? Il ne veut pas « vous contacter » ni « faire une démo ». Il veut savoir si votre solution s’intègre à ses logiciels métier de manière fluide.
Exemple : est-ce que [Votre SaaS] s’intègre avec HubSpot ?
Sa demande est très spécifique et doit être adressée spécifiquement : une annonce mentionnant une documentation publique, avec une page dédiée présentant vos intégrations phares.
Si vous saviez le nombre de clients perdus parce qu’un logiciel SaaS n’a pas pensé à ce basique ! C’est d’autant plus douloureux que l’on parle de clients potentiellement payeurs sur des années.
Trouvez les requêtes de recherche Google Ads autour de votre marque
Allez dans le Keyword Planner de Google Ads et saisissez le nom de votre marque. Vous obtenez une cartographie des demandes autour de votre marque dès que les volumes dépassent 10 recherches par mois.
Toutes ces requêtes doivent être optimisées avec une annonce ET une page de destination dans un groupe d’annonces dédié de la campagne de marque. Même si votre marque est jeune et que les recherches ne remontent pas encore dans le Keyword Planner, je vous conseille de couvrir ces thématiques : prix, avis et témoignages, compatibilité avec X-Y, remboursement. Si vous n’obtenez pas de trafic maintenant, vous en obtiendrez bien assez tôt.
Les clics de marque avec des compléments peuvent être rares mais ils valent de l’or. Les groupes d’annonces segmentés ne vous coûteront presque rien et vous rapporteront beaucoup. Vos concurrents sont prêts à enchérir très fortement sur ce trafic — vérifiez-le dans les statistiques d’enchères (Auction Insights) de Google Ads. Ne les laissez pas être plus pertinents que vous dans leur annonce.
Pourquoi prévoir des groupes d’annonces par audience ?
Un vendeur ne parle pas deux fois de la même manière à un visiteur qui revient en magasin. Il se souvient que celui-ci a hésité entre un pull bleu et un pull rouge. Il ne l’emmène pas vers le rayon chaussures : il sait que la vente va se jouer sur les pulls. Il lui dira plutôt : « Alors, vous avez réfléchi ? Je trouve que le pull bleu vous va mieux. Il est certifié développement durable et fabriqué en France. Mon fils a le même, il l’adore. Si vous changez d’avis, vous pouvez revenir en magasin sous 7 jours, on vous fera un échange. ». Vous n’allez certainement pas lui dire « Bonjour, comment puis-je vous aider ? On a des chaussettes en promotion cette semaine ». C’est impersonnel et lui donnera l’impression qu’il n’est qu’un client parmi d’autres.
Pour votre site internet, vous devez avoir cette même logique. Une audience d’internautes que vous connaissez déjà, et dont vous avez déduit le besoin, ne doit pas repasser par les mêmes pages qu’à la première visite.
C’est ce que nous appelons le remarketing et c’est devenu une nécessité absolue en 2026.
Quelles sont les audiences de remarketing à prévoir sur Google Analytics 4 ?
Il faut commencer par vous assurer d’avoir défini des audiences de remarketing dans Google Analytics 4 ou via des balises de remarketing Google Ads.
Voici les essentielles pour tous les sites :
- A déjà visité le site une fois (2 visites).
- A déjà visité plus de deux fois le site (3+ visites).
- A visité plus d’une page sur le site (2+ pages vues).
Pour les entreprises de services :
- A visité la page pricing.
- A visité les témoignages/avis.
- A visité des études de cas ou des contenus indiquant un vrai intérêt pour votre offre.
- A commencé à remplir le formulaire.
- A rempli le formulaire (à exclure).
Pour les e-commerçants :
- A vu la page panier.
- A commencé le checkout.
- Est un acheteur (proposer des packs, des produits complémentaires, une offre fidélité…).
- A visité catégorie X, Y, Z.
1 audience = 1 groupe d’annonces
Vous devez créer un groupe d’annonces pour chacune de ces audiences dans votre campagne de marque. Et pour chaque groupe d’annonces, il faudra déterminer :
- Les titres et descriptions qui vont attirer le clic sur votre annonce.
- Quelle page se prête le mieux à cette audience/besoin.
- Si une page n’est pas dédiée à cette audience, quels éléments prévoir pour personnaliser le contenu.
Si vous créez un groupe d’annonces dédié à une audience, ajoutez bien l’audience concernée en mode « Ciblage » et non en « Observation ». Sinon, Google n’utilisera l’audience que comme signal d’observation et ne restreindra pas la diffusion à ses membres.
Attention au seuil de taille : Google requiert au minimum 100 utilisateurs actifs par audience pour qu’elle soit éligible au ciblage en Search (seuil officiellement abaissé de 1 000 à 100 fin 2024). En dessous, votre groupe d’annonces ne diffusera tout simplement pas. Avant de créer un groupe d’annonces dédié, vérifiez la taille d’audience dans Google Ads ou Google Analytics 4.

Si vous avez une grosse audience, vous pouvez même combiner les audiences entre elles et avec des mots-clés spécifiques.
Par exemple :
- Les visiteurs venus + de 2 fois et qui tapent « marque + produit » (mot-clé).
- Les visiteurs des pages avis qui tapent « marque + service » (mot-clé).
- Et ainsi de suite.
J’en conviens : vous pouvez vous retrouver avec 5 à 20 groupes d’annonces sur votre campagne de marque selon la maturité de votre marque. Mais la bonne nouvelle, c’est que c’est une campagne que vous allez peu toucher par la suite. Ce niveau de précision peut paraître exagéré. Rappelez-vous que vous adressez une audience qui vous apprécie déjà — elle recherche votre marque — et qui considère sans doute un achat prochain.
Pour des gains significatifs sur des années, cela vaut le coup de se faire du mal et de tenir cette structure en quelques heures à quelques journées de travail, selon la réalité de votre marché.
Pourquoi cette optimisation fait-elle augmenter le score de qualité de vos mots-clés de marque ?
Le score de qualité sur Google Ads agrège trois notes :
- L’accessibilité et la pertinence de la page de destination.
- La pertinence de l’annonce par rapport au besoin exprimé par l’internaute dans sa requête.
- Le taux de clic attendu sur l’annonce.
Sur des mots-clés de marque, il est facile de dépasser 7/10 en score de qualité. Pourtant, beaucoup de marques n’atteignent pas 10/10 — ce qui leur fait payer leurs clics plus cher.
| Score de qualité | Impact sur le coût par clic |
|---|---|
| 10/10 | 50% de réduction |
| 9/10 | 44% de réduction |
| 8/10 | 37% de réduction |
| 7/10 | 29% de réduction |
| 6/10 | 17% de réduction |
| 5/10 | Taux de base |
| 4/10 | 25% plus cher |
| 3/10 | 67% plus cher |
| 2/10 | 150% plus cher |
| 1/10 | 400% plus cher |
Source : WordStream (Larry Kim, 2013), confirmé par Google (sans chiffres exacts). Le mécanisme reste valide à l’ère du smart bidding : WordStream a réaffirmé en 2026 que le Quality Score continue de moduler le CPC réel, et Optmyzr confirme qu’il reste l’un des rares signaux structurels que l’annonceur peut piloter directement.
Pour chaque point de Quality Score au-dessus de 5/10, le CPA baisse en moyenne de 16%. En dessous, il augmente de 16% par point. Passer un mot-clé de marque de 7/10 à 10/10, c’est économiser au minimum 21% en coût par clic. Sur tous vos clics de marque. *Pour des années. *Ce sont des milliers d’euros d’économisés chaque année pour des marques avec un bon volume de recherche.
Cela tombe bien : la méthode que je prône (mots-clés segmentés, annonces et pages spécialisées) coche déjà beaucoup des critères pour atteindre le 10/10. Google le confirme dans sa documentation officielle.
Voilà un argument de plus pour bichonner sérieusement votre campagne de marque.
Faut-il utiliser des mots-clés larges, en expression ou exact pour la marque ?
Si vous suivez ma méthode (groupes d’annonces dédiés à chaque besoin, stratégie d’enchères en portefeuille, annonces et pages spécifiques) utilisez les mots-clés en expression pour la marque.
Sur 86 comptes audités, j’ai mesuré un écart de coût par clic moyen de 22% entre les comptes en exact et ceux en expression sur les mêmes mots-clés de marque, à structure équivalente (comparaison observationnelle, périodes consécutives de 30 jours avant/après changement de type de correspondance, sans changement de stratégie d’enchères ni de budget). Le mot-clé en expression capte plus de variantes longue traîne (avec un CPC moins cher) et alimente mieux le smart bidding.
Pourquoi ne pas utiliser les mots-clés exact ?
Parce que vous allez laisser passer trop de clics sur des demandes exotiques que vous devez traiter, pas ignorer.
Le mot-clé en expression va capter par défaut une requête exotique dans son groupe d’annonces le plus généraliste (généralement “marque”). Cela ne respectera pas le principe de concordance 1 terme de recherche = 1 page de destination sur mesure. Mais c’est toujours mieux que de laisser le clic à un concurrent ou au SEO, qui la renverra sur votre page d’accueil.
Pourquoi ne pas utiliser les mot-clés en large ?
Parce que Google risque d’enchérir sur vos concurrents. Or, la stratégie d’enchères que je recommande sur les campagnes de marque n’est pas idéale pour cibler les concurrents : vos CPC max ne sont pas suffisamment élevés, et vous risquez de prendre du trafic de mauvaise qualité.
Google a aussi tendance, en large, à chercher de nouvelles sources de trafic qui relèvent de l’acquisition pure plutôt que de la marque. Sur les campagnes d’acquisition en smart bidding, Google estime que le large peut augmenter les conversions de 25%. Cette extension du spectre de requête potentiel est l’effet inverse de ce que l’on cherche sur une campagne brand : on veut renvoyer chaque clic sur la meilleure page. Chaque nouveau terme de recherche qui fait suffisamment de volume doit avoir sa propre stratégie dans la campagne.
Surveillez vos termes de recherche au moins 1 fois par semaine : ajoutez les termes pertinents dans votre campagne de marque et excluez le superflu.
Quelle est la structure d’une campagne de marque parfaitement optimisée ?
Voici la structure cible, telle que je la déploie sur les comptes audités. Ce sont en moyenne 5 à 20 groupes d’annonces, avec 1 annonce et 1 page de destination par groupe.
Campagne « Brand » :
- Stratégie d’enchères : portefeuille (CPA cible OU ROAS cible) + CPC max.
- Type de mot-clé : expression uniquement.
- Groupes d’annonces par besoin (4 à 15 selon la marque), par exemple :
[marque](générique),[marque] + avis / témoignages,[marque] + prix / tarif,[marque] + documentation / intégration,[marque] + coupon / réduction / Black Friday,[marque] + remboursement. - Groupes d’annonces par audience (mode Ciblage, 1 à 5 audiences) : visiteurs 2+ pages vues, visiteurs page pricing ou cas client (B2B), vue produit ou panier abandonné (e-commerce), acheteurs existants (cross-sell, fidélité).
- Annonces : 1 annonce par groupe, alignée sur le besoin ou l’audience ciblée.
- Pages de destination : 1 page dédiée ou 1 personnalisation par paramètre d’URL pour chaque groupe, jamais la page d’accueil.
Chaque groupe d’annonces pointe vers une page dédiée ou personnalisée par paramètre d’URL. Aucune annonce ne renvoie sur la page d’accueil.
À quoi ressemble cette campagne dans Google Ads (données illustratives)
Voici la vue « Groupes d’annonces » filtrée sur la campagne brand, sur 30 jours, dans deux cas types : un SaaS B2B et un site e-commerce. La structure est la même de chaque côté ; ce qui change, c’est la stratégie d’enchères (CPA cible vs. ROAS cible) et donc la colonne KPI qu’on regarde en priorité.
Les en-têtes des deux tableaux suivent la nomenclature officielle de l’interface Google Ads. Les colonnes « Coût/conv. » et « Valeur conv./coût » sont souvent renommées « CPA » et « ROAS » via les colonnes personnalisées dans les agences. La colonne « État » est masquée car tous les ad groups sont éligibles dans cette vue. Cliquez sur le chevron ▸ à gauche de chaque ad group pour développer la liste de ses mots-clés en expression.
Cas 1 — SaaS B2B (CPA cible). L’objectif est le coût par lead qualifié. La colonne « Conversions » correspond aux formulaires de contact ou demandes de démo (avec champ entreprise et taille d’équipe). La marque fictive s’appelle « Rovela » (SaaS mid-market, audience cible CTO / responsable IT).
| Groupe d'annonces | Clics | CPC moy. | Conversions | Coût/conv. |
|---|---|---|---|---|
| [Rovela] générique (expression) | 1 240 | 0,55 € | 40 | 17,05 € |
| "rovela" | 1 240 | 0,55 € | 40 | 17,05 € |
| [Rovela] + avis / témoignages | 380 | 0,77 € | 21 | 13,90 € |
| "rovela avis" | 240 | 0,72 € | 14 | 12,34 € |
| "rovela témoignages" | 140 | 0,85 € | 7 | 17,00 € |
| [Rovela] + prix / tarif | 290 | 0,85 € | 18 | 13,66 € |
| "rovela prix" | 175 | 0,80 € | 12 | 11,67 € |
| "rovela tarif" | 115 | 0,92 € | 6 | 17,63 € |
| [Rovela] + documentation / intégration | 156 | 0,64 € | 6 | 16,73 € |
| "rovela documentation" | 95 | 0,62 € | 4 | 14,73 € |
| "rovela intégration" | 61 | 0,68 € | 2 | 20,74 € |
| Audience : 2+ pages vues (Ciblage) | 218 | 1,15 € | 11 | 22,79 € |
| "rovela" | 218 | 1,15 € | 11 | 22,79 € |
| Audience : Visiteurs page pricing (Ciblage) | 116 | 1,30 € | 7 | 21,54 € |
| "rovela" | 116 | 1,30 € | 7 | 21,54 € |
| Total : groupes d'annonces | 2 400 | 0,72 € | 103 | 16,71 € |
Cas 2 — Site e-commerce mode/textile (ROAS cible). L’objectif est le retour sur investissement publicitaire (valeur de conversion / coût). Les conversions sont des achats avec un panier moyen autour de 76 €. La colonne « ROAS » est exprimée comme un ratio : 19,1 = 19,10 € de revenu pour 1 € dépensé. La marque fictive s’appelle « Linéa ».
| Groupe d'annonces | Coût | Conversions | Valeur conv. | Valeur conv./coût |
|---|---|---|---|---|
| [Linéa] générique (expression) | 588,00 € | 165 | 11 220 € | 19,1 |
| "linéa" | 588,00 € | 165 | 11 220 € | 19,1 |
| [Linéa] + avis / livraison | 145,80 € | 28 | 1 904 € | 13,1 |
| "linéa avis" | 92,40 € | 18 | 1 224 € | 13,2 |
| "linéa livraison" | 53,40 € | 10 | 680 € | 12,7 |
| [Linéa] + soldes / promo | 168,30 € | 52 | 3 432 € | 20,4 |
| "linéa soldes" | 102,30 € | 32 | 2 112 € | 20,6 |
| "linéa promo" | 66,00 € | 20 | 1 320 € | 20,0 |
| [Linéa] + robes (catégorie phare) | 96,40 € | 22 | 1 716 € | 17,8 |
| "linéa robes" | 60,40 € | 14 | 1 092 € | 18,1 |
| "linéa robe" | 36,00 € | 8 | 624 € | 17,3 |
| Audience : Vue produit sans achat (Ciblage) | 248,40 € | 51 | 4 590 € | 18,5 |
| "linéa" | 248,40 € | 51 | 4 590 € | 18,5 |
| Audience : Panier abandonné (Ciblage) | 122,40 € | 39 | 4 446 € | 36,3 |
| "linéa" | 122,40 € | 39 | 4 446 € | 36,3 |
| Total : groupes d'annonces | 1 369,30 € | 357 | 27 308 € | 19,9 |
Trois marqueurs d’une campagne brand bien faite, lisibles dans les deux cas après expansion des ad groups :
- CPC brand 5 à 10 fois inférieur au CPC non-brand de la même industrie. SaaS B2B brand : 0,55-1,30 € (CPC non-brand 2026 : 8-14 €, jusqu’à 16-18 € en cybersécurité / FinTech). E-commerce : généralement 0,30-0,80 € (CPC non-brand 1-3 €). Effet direct du Quality Score remonté par la cohérence mot-clé / annonce / page.
- Coût/conv. (CPA) divisé par 5 à 10, ou Valeur conv./coût (ROAS) multipliée par 5 à 10, vs. campagnes non-brand. La campagne brand fournit ainsi le volume de conversions qualifiées que l’algorithme va répliquer ailleurs (seuils 30 conversions/30 j en CPA cible, 50 conversions/30 j en ROAS cible — seuils officiels Google).
- Volume distribué entre 4-6 ad groups par besoin et 1-2 ad groups par audience, chacun avec 1-2 mots-clés en expression. Une seule ligne dans la vue (un seul ad group générique avec un seul mot-clé en exact pointant vers la page d’accueil) signe une campagne paresseuse — celle décrite dans le précédent article.
La personnalisation des pages doit rester votre priorité
Les recommandations que je vous ai faites sur la structure de Google Ads sont l’affaire de quelques heures de travail tout au plus. Une fois la structure « 1 besoin / 1 audience = 1 groupe d’annonces » en place, la maintenance est extrêmement faible. C’est un quick-win.
Le vrai sujet qui doit vous prendre le plus de temps est la personnalisation des pages. C’est bien d’avoir des clics moins chers et des pages dédiées, mais il faut que l’internaute convertisse mieux sur le tapis rouge qu’on lui a déroulé. L’optimisation du taux de conversion est la clé de la réussite sur Google Ads.
Dans mon prochain article, vous pourrez consulter deux sites que j’ai créé, l’un en prestation de services et l’autre en e-commerce. Vous y trouverez des exemples appliqués de toutes les techniques que j’utilise pour optimiser le taux de conversion des campagnes de marque (ainsi que d’autres bonnes pratiques sur d’autres sujets).
La structure de campagne de marque que je vous recommande est l’illustration parfaite de ce qui sépare les bons comptes des mauvais : l’alignement entre le mot-clé, l’annonce et la page de destination. Plus le compte est mature, plus ce type d’action est nécessaire. Trop de consultants s’arrêtent au paramétrage technique, qui n’apporte plus grand-chose passé un certain volume de conversions. Le smart bidding n’a souvent plus besoin de vous pour performer au niveau du compte. Il a par contre besoin de vous pour performer au niveau du site. Optimiser la campagne de marque est de loin le terrain le plus aisé pour appliquer cette logique sans risque, et avec des résultats concrets.